PARIS : Après Macron-Delahousse, à quand un vrai débat de fond pour le Président ?

PARIS : Le collectif « 3 débats sinon rien « avait lancé une réflexion qui a abouti à l’organisation, pour la première fois en France, de débats télévisés entre les candidats admis à participer au premier tour de l’élection présidentielle.

Nous souhaitons désormais aller plus loin en proposant un nouveau RDV de débat démocratique : 4 débats par an dans les médias audiovisuels entre l’exécutif et les leaders des formations politiques représentées au Parlement. Les débats se dérouleront dans les lieux de la démocratie représentative : l’Elysée, l’Assemblée nationale, le Sénat et le CESE (Conseil Economique, Social et Environnemental).

Une nouvelle gouvernance, réinventer le dialogue politique

4 fois par an, les représentants de l’exécutif (alternativement Président de la République, Premier ministre, ministres régaliens) et les leaders des formations politiques représentées au Parlement doivent débattre à la télévision devant les Français pour aborder un grand thème, différent à chaque rencontre.

Comment faire ?

Seules la télévision et la radio possèdent la puissance nécessaire pour atteindre et impliquer la France entière et corriger les dérives d’opinion causées par les réseaux sociaux. Nous proposons d’instituer une nouvelle règle : à échéance régulière ou lorsqu’une réforme sociétale majeure, un thème d’extrême importance enflamme la France, permettre l’organisation d’un débat opposant en un même lieu, au même moment, un représentant de premier plan de l’exécutif et les principaux dirigeants des partis représentés au Parlement. Quelques exemples : les discussions sur les orientations budgétaires (PLF), la sécurité sur le territoire nationale (fin de l’Etat d’Urgence), la dette du pays, les enjeux migratoires, le projet de la participation, la fin de vie, l’ISF, etc. Ce type de débat est un moyen puissant pour valoriser la fonction politique, endiguer la diffusion des « vérités alternatives » (et autres fake news) et à terme l’abstention.

Quelques propositions pour 4 débats : figures libres et/ou imposées :

1. Le président de la République face aux oppositions, pour un débat sur les grandes orientations du quinquennat, le projet de société, la politique étrangère (Lieu : Palais de l’Elysée).
2. Le Premier ministre, face aux oppositions, pour un débat sur le budget et le projet de loi de finance de l’année suivante, l’endettement (Lieu : Assemblée nationale).
3. Le thème du troisième débat est laissé au choix des oppositions parlementaires (Lieu : Sénat).
4. Le thème du quatrième débat est laissé à l’initiative de la société civile organisée (Lieu : CESE).
Participants : l’exécutif (dont le président de la République) ; les groupes d’oppositions (leurs leaders). 6-7 personnes à chaque fois.

La mécanique de ces rendez-vous audiovisuels :

Sur le modèle des débats des primaires et des débats avant le premier tour de l’élection présidentielle, à savoir des débats :
– Longs pour bâtir des argumentaires de haut niveau tout en se faisant comprendre de tous les publics,
– Structurés par des journalistes pour la fluidité des échanges, la bonne exécution des grandes parties du débat et la bonne compréhension par les Français des enjeux,
– Diffusés par plusieurs grandes chaînes de télévision et de radio.
Lors de la présidentielle, les Français ont plébiscité le principe de débats entre plusieurs leaders politiques lorsqu’ils traitent des sujets majeurs préoccupant les Français. Chaque débat serait retransmis à une heure de forte audience sur une ou plusieurs chaines de télévision et sur une ou plusieurs radios à forte audience.
Les lieux des débats choisis devront peser par la valeur symbolique que leur attribuent nos concitoyens. Un studio à la plaine Saint-Denis reste pratique et neutre lors d’une campagne présidentielle ; mais l’Elysée, l’Assemblée nationale, le Sénat et le CESE possèdent les attributs de la démocratie représentative. Ils correspondent parfaitement au projet d’innovation audiovisuelle que nous proposons.

Pour imposer dans le paysage à nouveau cette réforme évidente, nous allons saisir et rencontrer :

– le CSA,
– la ministre en charge de la communication,
– les présidents des assemblées parlementaires,
– les directeurs de l’information des grandes chaînes de télévision et de radio.

Pour Jacky Isabello et Alexandre Malafaye : « L’hyper présidence, la solitude du pouvoir imposent au Président de la République de moderniser ses prises de parole. La véritable innovation en termes de communication serait de descendre de son Aventin pour débattre, une fois par an, avec les leaders politiques Français. La radio et la télévision sont les seuls médias de masse permettant d’offrir aux Français un débat certifié conforme à l’impératif d’une démocratie éclairée par la vérité. Imposer cet exercice est vital pour la démocratie et la bonne compréhension par le peuple des nécessités de l’exercice du pouvoir. Nous devons réussir à instaurer cette nouvelle démarche citoyenne. »

A propos du collectif :

Le Collectif « Trois débats sinon rien », fondé en décembre 2016 par Jacky Isabello, co-fondateur de l’agence CorioLink et Alexandre Malafaye, Président du Think-tank Synopia, a lancé une réflexion qui a abouti à l’organisation, pour la première fois en France, de débats télévisés entre les candidats admis à participer au premier tour de l’élection présidentielle. Le collectif a également milité pour l’instauration de 3 débats entre les deux tours expliquant que leur nombre permettrait de dégager un vainqueur. S’il n’y a pas eu plusieurs débats entre les deux tours, cette forme d’exercice a permis l’affirmation de la supériorité du candidat élu au second tour de l’élection présidentielle ; lui donnant par la suite une majorité au Parlement, propice à l’administration du pays.
Pour soutenir la démarche :
Twitter : @3debatsTV
Web : www.3debats.com

 

 

 

 

2018-01-05T10:10:57+00:00